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Politique et société

Les graines de la révolte

Le catalogue officiel des semences… C’était une protection pour les agriculteurs contre les marchands mal honnêtes. Et si le système se retournait aujourd’hui contre les paysans eux-mêmes ? Une menace pour la biodiversité au nom de la biopiraterie et des multinationales.

Ca se passe en France, en 2005. Devant le tribunal de grande instance de Nancy, la Société Graines Baumaux, un grand semencier, attaque l’association Kokopelli. La raison officielle : concurrence déloyale. Cette dernière distribue alors 1500 semences potagères issues de variétés anciennes, paysannes ou rares dans le but de faire vivre la biodiversité agricole… Une entrave à la loi européenne qui interdit la commercialisation de variétés non enregistrées dans le catalogue officiel des semences. Qu’à cela ne tienne, l’association –déjà poursuivie par l’Etat français pour non respect de la législation- décide à son tour d’accuser l’industrie semencière d’avoir organisé ce cadre réglementaire pour limiter le choix des agriculteurs aux semences hybrides, productives et formatées.

Deux ans plus tard, une première sentence tombe : 10.000 euros d’amende. Pas suffisant pour décourager l’association qui saisit le Cour de justice de l’Union européenne afin de vérifier la légalité de la réglementation sur la commercialisation des semences. En janvier 2012, victoire. L’avocate générale de la Cour donne raison à Kokopelli, estimant le droit européen responsable de la perte de biodiversité (évaluée aujourd’hui à près de 75 % par la FAO).

Malgré cet aveu supérieur, la Cour de grande instance, a, elle, estimé qu’aucune des directives incriminées ne pouvait être invalidée. Son argumentation : "il convient d’assurer une productivité agricole accrue. Les semences commercialisées dans le marché intérieur doivent fournir les garanties nécessaires pour une utilisation optimale des ressources agricoles. Il s’agit aussi de minimiser les risques d’utilisation de semences nuisibles". En somme : renforcer la productivité, toujours elles ! "La biodiversité peut donc être valablement sacrifiée sur l’autel de la productivité", répond Kokopelli.

L’histoire est française mais qu’en est-il chez nous ? Alors que quelques-uns tremblaient déjà, qu’on se rassure, les échanges entre particuliers ne sont pas visés par ces réglementations. Les problèmes peuvent par contre apparaître dès la commercialisation de semences. Pour être vendue, toute graine doit être inscrite dans le catalogue officiel. Certaines peuvent même être protégées par certificats d’obtention végétale. En Wallonie, le traitement au cas par cas est effectué, laissant la porte ouverte à l’entrée de variétés anciennes dans le catalogue.

Mais la réflexion va plus loin. La Commission européenne prépare en effet la réforme de la réglementation sur les semences et donc la question des brevets. Ceux-ci ne sont ni plus ni moins déposés par les géants industriels à partir des caractères agronomiques des plantes. Résultat : le marché européen des semences potagères est dans les mains de quelques firmes seulement dont un quart dans celles de Monsanto… "Cette dérive entraine une augmentation des prix pour les agriculteurs, une réduction du choix des consommateurs et un impact négatif sur l’agro-diversité", affirme la coalition "No patent on seeds" dans sa lettre ouverte envoyée à la Commission et au Parlement européens.

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Intéressé par le sujet ? La thématique sera au cœur du salon Valériane, du 31 août au 2 septembre à Namur:  www.valeriane.be

 

 

Des shoppings aux centres de vie

Est-ce que le modèle actuel des centres commerciaux a encore un avenir ? Les modes de consommation d’aujourd’hui ont-ils encore les ressources d’alimenter ce concept dont les grandes distributions sont adeptes ? Autant de questions qui ont trouvé des pistes de réponse lors d’une journée d’étude…

Dans les plans d’avenir de Bruxelles, sommeillent divers projets d’envergure… parmi eux, Neo et Just Under the Sky. Des réalisations destinées à faire revivre le plateau du Heysel. Des réalisations nouvellement appelées "centres de vie".

"Les citoyens vont continuer à faire du shopping, mais désormais, de plus en plus de services vont être associés à l’achat. L’idée est que le shopping doit devenir une expérience", souligne Yves Rouyet, chef de département au sein de l’Agence de Développement Territorial (ADT).

Le projet Just Under the Sky à Bruxelles en face du Palais Royal de Laeken

En d’autres termes, le shopping à l’ancienne est en fin de vie. Il faut du neuf, du sensationnel, du polyvalent. "La mise en concurrence est de plus en plus radicale, notamment avec l’e-commerce", ajoute-t-il. Comment va évoluer la consommation ? Personne ne peut l’assurer mais "sauf miracle, le pouvoir d’achat ne risque pas d’augmenter. La population par contre va s’accroître de 150.000 habitants bruxellois d’ici 2020", poursuit le membre de l’ADT.

Pour les promoteurs et les autorités, Neo et Just Under the Sky sont vus comme une aubaine. Depuis 1958, date de la dernière exposition universelle accueillie en Belgique, le plateau du Heysel n’a pas été nourri par une pensée globale. "Neo est un projet de 70.000 m2 qui redonne un élan de vie à cette zone. Les plans intègrent des bureaux, du logement, une salle de concert pouvant concurrencer le Sport Paleis d’Anvers, des centres de congrès… un projet complet qui tend à s’intégrer dans l’environnement", souligne Yves Rouyet.

L’argument "emploi" fait aussi office de massue. "Les associations de classes moyennes déplorent ce genre d’initiatives qui créent en réalité du travail de qualité inférieure. La suite du constat est la suivante : la multiplication de salariés de grandes chaines fait peu à peu mourir les petits indépendants des rues commerçantes de la capitale", conclut-il encore.

La consommation de masse semble donc avoir de beaux jours devant elle… même si les études prétendent que la sur-consommation est en passe de diminuer.

Article rédigé par Fanny

 

It’s pic nic time !

Le cri d’indignation est -en partie- parvenu aux oreilles des autorités de la Ville de Bruxelles. Ce vendredi, le bourgmestre Freddy Thielemans (PS) a annoncé la fermeture de l’axe du boulevard Anspach tous les dimanches d’été de 12 h à 15 h. Une décision prise à « la va comme je te pousse », selon le MR.

Son écrit avait fait un véritable buzz via les réseaux sociaux et le mouvement «Pic Nic the Streets». Le 24 mai dernier, Philippe Van Parijs, professeur de philosophie aux Universités de Louvain et d’Oxford avait déversé sa colère dans les pages du journal Le Soir. Il avait commencé sa carte blanche ainsi : «Furieux. Je ne peux pas m'empêcher de l'être en pensant à ma ville lorsque je découvre comment d'autres parviennent à transfigurer leurs places publiques (…). En comparaison, malgré quelques progrès – trop timides, trop lents – Bruxelles, sous cet angle, reste lamentable».

S’ensuit un convivial mais virulent plaidoyer pour libérer les espaces publics de la pression automobile en réponse aux questions démographiques et climatiques. Et Philippe Van Parijs de conclure en proposant à chaque citoyen de pique-niquer gentiment un dimanche de la place De Brouckère au boulevard Anspach. «Il suffira d'expliquer poliment aux automobilistes que, pour une fois, ce n'est pas à eux d'y imposer leur loi. Pour secouer une léthargie irresponsable, un brin de désobéissance civile douce est plus que légitime», ajoute-t-il.

Le coup d’appel était lancé et les clics d’approbation ont afflué. Pas moins de 2.000 personnes se sont retrouvées entre couverture et petites salades le dimanche 10 juin dernier… Et le mouvement ne comptait pas s’arrêter là, programmant d’autres dates. Jusqu’à ce que le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Freddy Thielemans prenne les devants. «La fermeture à la circulation des places Fontainas à De Brouckère aura lieu tous les dimanches de 12 h à 14-15 h. Et ce jusqu’à la fin du mois d’août», a aujourd’hui annoncé la maïeur. Seule exception faite : le dimanche 1er juillet, date d’ouverture des soldes d’été. Pour le PS, cette initiative s’inscrit entièrement dans la volonté de la ville de réaménager le centre en rendant piétonnes plusieurs places publiques. « Elle servira par ailleurs de test pour évaluer la faisabilité de la fermeture à la circulation de cette artère centrale », souligne le bourgmestre.

Pic nic anspach de brouckèreMais l’opposition MR s’insurge. « Que le PS arrête d’instrumentaliser la Ville pour faire passer ses manquements ! Virer les voitures le dimanche d’espaces publics délabrés du centre ville pour laisser place à un cirque improvisé n’est pas une politique d’urbanisme et d’aménagement du territoire cohérent, construit, réfléchi », stipule Marion Lemesre, chef de groupe MR au Conseil communal. Et d’ajouter, «et tout cela, dans la plus grande improvisation, sans concertation avec les habitants et les commerçants ouverts le dimanche».

Si une étude de mobilité a déjà été réalisée par la majorité,un complément d’information sur l’attractivité des commerces du centre est encore attendu pour la fin 2013. Un laps de temps qui risque encore de faire naître de nombreuses polémiques concernant ces boulevards centraux "délabrés", selon l’avis unanime.

En attendant, les piétons vont pouvoir s'en donner à cœur joie et se réapproprier la ville !

Crédit photo: Flickr / Esdanitoff

Article rédigé par Fanny

 

Stockholm: un exemple d’éco-quartier

Hammarby Sjöstad, un éco-quartier en plein cœur de Stockholm. Mais comment fonctionne ce genre d’habitation durable, quels en sont les objectifs au niveau énergétique, quid du recyclage des déchets etc ? Réponse dans les lignes qui suivent...Stockholm dévoile toi !

Hammarby Sjöstad

Au sud de Stockholm se trouve le quartier Harmmaby Sjöstad. Il y a encore une trentaine d’années ce coin de la ville était vu comme un terrain vague mal fréquenté. En 1994, la Suède souhaitait organiser les Jeux Olympiques de 2004, dans cet objectif elle a conceptualisé le village olympique dans ce quartier délabré. Pourtant ce dernier, délaissé depuis des années, a une situation stratégique au cœur de la ville : il relie le canal au lac Mälaren. Dans ce projet de village olympique, le souhait est de créer une zone durable réhabilitée après les jeux en éco-quartier. En fait ce fut Athènes qui sera déclaré lauréat. Cependant Stockholm n’abandonne pas le projet d’habitation. La ville ayant un besoin de nouveaux appartements, le projet sera lancé sans l’organisation des jeux. Six objectifs vont être imposés pour la réussite du quartier :

  • Décontamination du site et réhabilitation en espaces verts
  • Construction en matériaux durables
  • Nombreux transports en commun
  • Utilisation des sols déjà construits
  • Gestion de l’énergie et des déchets les plus durables
  • Bonne isolation thermique et phonique


La première étape fut de désinfecter et décontaminer les sols. Ancienne zone portuaire et industrielle Hammarby Sjöstad nécessite une réhabilitation de fond en comble. Les premiers immeubles vont sortir de terre très rapidement, en 1993-95, leur hauteur ne dépassera pas cinq étages afin de garder une harmonie avec le reste de la ville. La fin des constructions est prévue pour 2017 avec 25.000 résidents pour 11.000 logements.

Question énergie, comment ça se passe ?

Les bâtiments ont été construits de manière à être en basse consommation d’énergie. Le triple vitrage est de mise (presque partout en Suède d’ailleurs). Ils ont ouverts les appartements pour le plus de lumière possible avec une orientation plein sud. Des panneaux solaires ont été installés sur les toits et les déchets venant des eaux usées sont utilisés dans une centrale biogaz qui produit, elle aussi, une part des besoins énergétiques.


Collecte des déchets ENVAC par aspiration à Hammarby Sjöstad - StockholmNiveau déchet ?

Le recyclage, c’est la base. Ils recyclent, le verre, le papier et cartons, le métal et les déchets organiques. Des conteneurs sont mis à disposition pour les objets électroniques, les ampoules etc. La collecte des déchets est intéressante: ceux-ci sont déposés dans des tubes métalliques (pour les déchets organiques, papier et le plastique). Ici, ils sont soit récupérés par un camion qui passe en souterrain (adieu les rues remplies de poubelles), soit aspirés par un système pneumatique (ENVAC) qui les emmène directement au lieu de traitement.

L’eau ?

L’objectif affiché est de réduire de 50% la consommation d’eau (qui s’élève à 180 litres par jour pour un stockholmois). Pour ce faire, il faut une forte sensibilisation des habitants. Pour la technique, d’un côté les eaux usées sont traitées dans la station d’épuration qui jouxte le quartier. Et les boues sont transformées en biogaz et alimente les gazinières des appartements. De l’autre côté, les eaux de ruissellements sont traitées séparément car elles sont plus chargées en particules que les eaux de pluies, qui elles sont drainées localement dans un petit bassin, qui les filtre et les rejette dans le lac.

Piste cyclable et poussette à Stockholm Hammarby SjöstadLa mobilité et les transports ?

Le réseau de pistes cyclables, avec des revêtements de qualité, est tout simplement époustouflant à Stockholm et ce quartier suit cette logique. Des abris sont prévus afin de protéger la petite reine des intempéries. Aussi, les Suédois ont su conserver un usage régulier de la mobilité douce. Un réseau de  tramways et de bus relie Harmmaby Sjöstad au centre ville. Des voitures partagées sont mises à disposition des habitants grâce au service Sunfleet (le Cambio suédois). Et « le plus », dans une ville qui vit sur l’eau, c’est le bateau gratuit qui transporte les habitants jusqu’à Södermalm, c’est beaucoup plus rapide et en période estivale ça vaut le détour.

La nature ?

Chemin en bois aménagé autour de l'eau à StockholmStockholm est déjà une ville qui s’entoure et s’approprie la nature. Habiter ici, c’est comme vivre à la campagne. Le quartier s’est construit au bord de l’eau, différents ponts relient les quartiers. Les bateaux de plaisance sont alignés en attendant les beaux jours. Des zones de repos ont été installées pour faire progresser la biodiversité. Pour rendre encore plus agréable cet espace, les concepteurs ont pensé à tracer des promenades, avec des bancs, des pontons près de l’eau afin de laisser respirer la biodiversité et les citadins ont même des lieux de baignades qui sont à leur disposition. En plein cœur de la ville c’est magique.

 

Information et sensibilisation: GlashusEtt

Pour optimiser les résultats de réduction énergétique du quartier, la sensibilisation des habitants est une nécessité. Une maison d’information a été placée de manière centrale dans le quartier. Chacun peut venir poser ses questions sur tous les sujets d’Hammarby Sjöstad. De plus, le coordinateur organise des activités ou des réunions avec les habitants pour mieux vivre ensemble.  Pour exemple, le personnel de GlashusEtt indique aux habitants quels produits d’entretiens ou d’hygiène utiliser pour éviter trop de pollution dans les eaux.

 

La location à Stockholm

La location privée n’existe pas dans la capitale suédoise. On trouve une majorité de propriétaires, c’est uniquement la ville qui s’occupe entièrement des locations. L’administration propose de s’inscrire sur une liste (souvent très longue) afin d’obtenir un appartement de location appartenant à la ville. Vous ne trouverez que des sous-locations (souvent illégales) si vous ne passez par l’organisation étatique.

Les résultats de ce quartier durable

Tout projet a ses réussites et ses défauts. L’éco-quartier démontre dans son ensemble son efficacité. Pourtant deux points manquent à l’appel. Premièrement la mixité sociale reste absente : la construction au coût élevée a découragé les plus modestes.  Il est composé d’ 1/3 de locataires (mais quand on connaît les difficultés qu’éprouvent les stockholmois pour se loger, habiter dans ce quartier doit être un privilège, voir encadré), et de 2/3 de propriétaires. Deuxièmement, un point manquant et pourtant essentiel dans un projet durable, il n’y a aucun magasin d’alimentation écologique.  Le commerce du quartier n’est pas encore arrivé à maturité, pourtant les aliments sont la base d’une harmonisation avec la nature. Particulièrement quand la population vivant dans le quartier se compose essentiellement de famille avec des enfants en bas âge. Espérons qu’une politique de commerces alimentaires de proximité se mette en place rapidement.

Dans l’ensemble le projet Hammarby Sjöstad est une réussite. Des réductions d’énergie sont observées, il se situe 30 à 40% en dessous des consommations des autres quartiers. Cela tient particulièrement grâce aux bâtiments eux-mêmes. Les habitants sont encore peu enclins à descendre d’un degré la température de leur appartement. Le temps et la sensibilisation devraient faire évoluer la situation dans les années à venir. Le développement durable porte bien son nom.

Cet article ne se serait pas fait sans l’aide précieuse de Séverine Bouvier, guide à Stockholm.

Crédit photo: Flickr / jimmyroq/ Design for Health

Article rédigé par Vanessa

 

Un autre monde est en route

Penser globalement pour agir localement : vous connaissez déjà... Naturellement et spontanément, vous intégrez dans votre vie le développement personnel, la consommation équitable, l’implication sociale, les valeurs féminines, mangez bio et plus largement faîtes preuve d’un éveil écologique et spirituel? Vous faîtes peut-être partie sans le savoir des Créatifs Culturels: cette espèce grandissante qui va peut-être changer le monde.


Retour sur les origines

Les créatifs culturels sont un large groupe socio-culturel initialement identifié aux États-Unis suite à une étude réalisée dans les années 90 par le sociologue Paul Ray et la psychologue Sherry Ruth Anderson. L'ouvrage publié suite à l'étude révélait qu’un quart de la population américaine avait une façon d’être loin de l’importance du paraître et de la possession de biens matériels, préférant cultiver des valeurs plus profondes. La proportion s’est accentuée au fil des ans outre-Atlantique comme en Europe. Ce qui semble marquer les études est que ces individus ne réalisent pas qu'ils appartiennent à un groupe plus large. Autrement dit, il y a beaucoup de créatifs culturels qui s’ignorent.

Sans vouloir tomber dans le formatage des tests de certains magazines, vous vous reconnaîtrez peut-être dans les thèmes mis en œuvre par les créatifs culturels :

  1. l’écologie et le développement durable : le biologique, la consomm’action, les méthodes naturelles de santé
  2. la reconnaissance des valeurs féminines : l’empathie, la coopération, une autre idée de la réussite
  3. être ou paraître : rapport aux autres et à l’argent
  4. la connaissance de soi : le développement personnel, la dimension spirituelle
  5. l’enjeu sociétal : l’implication individuelle et solidaire dans la société, le social avec une dimension locale
  6. l’ouverture culturelle : le respect des différences, le multiculturel.

Alors, vous êtes de la partie ou pas ?

Anonymous Flag

Certains diront que les créatifs culturels sont peut-être éveillés, là ou d’autres sont indignés. Éveillés, tant par l’aspect spirituel, que par la capacité à agir et à réagir aux changements de notre milieu naturel ou social. Moins révolutionnaires et plus pragmatiques que les acteurs du mouvement Occupy ? Pas assez geek pour rejoindre le parti des pirates et autres Anonymous, pas forcément. Qu’importe ! Les classifications, étiquettes ou appartenances ont finalement peu d’importance si assez d’énergie est canalisée pour former une masse critique qui instaure à long terme l’indispensable changement de société face aux défis qui se sont dernièrement invités dans nos vies. Suite à l’essoufflement du modèle capitaliste, à l’effondrement des illusions proposées lors de récentes élections et aux dérèglements environnementaux, de nouvelles avancées sont les bienvenues !

Le mouvement en BelgiqueLogo des Créatifs Culturels en Belgique

Depuis 2009 et une grande rencontre qui fut organisée à Louvain-la-Neuve rassemblant près de 500 personnes, le mouvement a pris son essor chez nous. Permettant la mise en lien de nombreuses volontés individuelles et collectives œuvrant dans un sens similaire, diverses occasions de rencontres eurent encore lieu par la suite. Bonne nouvelle: la rencontre 2012 des créatifs culturels est organisée le dimanche 3 juin de 10h à 18h30, à Genval autour du thème "Ré-enchanter la vie". Lors de cette rencontre, les premiers résultats de l'enquête sur les valeurs réalisée en début d'année seront partagés.

 
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