6 février au Vendôme, avant-première du film de Christian Rouaud. Il retrace avec finesse et militantisme la lutte de paysans contre l'extension d'un camp militaire sur le plateau du Larzac en 1971. Cet affrontement entre le pouvoir politique face aux agriculteurs va ébranler leurs conceptions classiques. Pour ne pas subir une expropriation, ils vont devoir redoubler d'efforts et de créativité pour mobiliser l'opinion publique à leur cause. Pendant 10 ans, de nombreuses personnes vont les rejoindre, venant de tous les horizons pour défendre une terre et une idéologie. Le plus connu de ces personnages est bien évidemment « José Bové », aujourd'hui député au Parlement européen.
Le film se construit comme un récit cinématographique, avec toute la difficulté du choix de l'événement et de la chronologie. Mais j'ai apporté un soin particulier à l'écriture et au montage explique le réalisateur au public après la diffusion. Il relate les faits marquants de cette lutte, les différentes montées à Paris, d'abord en tracteur puis à pied afin d'installer un campement sous la Tour Effiel, les rassemblements sur le plateau ou la plasticage de la maison d'une famille d'agriculteurs. Plus le film avance plus la dramaturgie devient présente, comme pour démontrer l'importance de la situation des paysans pouvant perdre leurs terres, leur gagne pain et leur dignité.
Ce film replace au cœur des esprits cette envie de militer pour une cause juste. L'aboutissement et la victoire des militants rappelle que l'espoir est possible et même indispensable. Que chaque initiative peut aboutir malgré les difficultés. Un élan de fraîcheur dans notre climat de rigueur ou la place militante est de plus en plus difficile à défendre.
L'intelligence collective c'est la clé de la réussite, même si l'important dans ce genre de lutte, ce n'est pas la victoire mais l'apprentissage pendant le chemin parcouru. De belles initiatives apparaissent tous les jours il faut savoir les soutenir et les diffuser rappelle Christian Rouaud.
Un bon moment passé avec ces acteurs d'une lutte encore contemporaine. Le film est sorti en Belgique le 8 février à Bruxelles (Vendôme) et Liège (cinémas des Grignoux), dès le 28 mars à Mons (Plaza-Art) et partout en Wallonie de mars à juillet: Ath, La Louvière, Tamines, Couvin, Gembloux, Jodoigne, Rixensart, Louvain-La-Neuve, Waremme, Verviers, Malmedy, Stavelot, Marche, Bastogne, Libramont, Habay, Virton, Amay...




Un spectacle donné dans les écoles : un appel aux générations futures ?
En cette époque de technologisation, la grande nouveauté de cette année ne sera pas électronique ni technique mais bien humaine ! En collaboration avec Inter-Environnement Wallonie, une trentaine d’associations vous donnent rendez-vous au village associatif. Celui-ci sera ouvert en continu afin d’informer et d’animer les festivaliers. Le défi de cette année est de réunir, grâce à la rencontre et au travail des associations, deux éléments essentiels du développement durable : environnemental et social. Comme l'indique Thierry Huart-Eeckoudht, responsable des relations extérieures du festival: «la volonté est d’aller dans la profondeur et de laisser de belles idées germer dans les esprits».


