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En route vers la ville sur deux roues!

Nos sociétés prennent de plus en plus conscience de l’importance de l’environnement dans leurs politiques économique et sociale. La mobilité est l’une des facettes incontournables de la réalité urbaine. En voiture, à vélo, en bus, tram ou en métro, nous passons le plus clair de notre temps à nous déplacer: de notre lieu de travail à notre rendez-vous au cinéma, les modes de transports conditionnent notre quotidien. La mise en place de transports moins polluants au coeur du milieu urbain, autrement dit, l’écomobilité, essaie de répondre au souci environnemental en faisant appel aux nouvelles technologies, ou à des sytèmes à faibles dépenses énergétiques.

Stage de vélo à Bruxelles par Pro-VéloLes initiatives: vélomobiles, Villo, vélos partagés, Cyclotaxi ou Cyclocargo: pédalez et...respirez!  

A Liège, le projet de la société Pro-Velo, en partenariat avec la SNCB et Inter-Environnement Wallonie, a proposé en prêt gratuit d’un an un vélo à assistance électrique à huit navetteurs. Cette expérience-pilote a pour objectif de déterminer si oui ou non le service de location de vélos électriques est viable et d’inciter les navetteurs de remplacer leur voiture par un vélo pour rejoindre les deux gares.

Traverser la ville en vélo-taxi, c’est possible !

Inspirés des pousse-pousse asiatiques, les cyclotaxis ou cyclopolitains sont des tricycles à assistance électrique qui transportent les personnes au cœur du centre-ville. Plus économique que le taxi normal et définitivement moins polluant, ce transport permet de repenser la mobilité en ville !
Présentation de ce nouveau mode de transport qui commence à s’étendre en Europe :
Le taxi écologique à Paris : http://www.dailymotion.com/video/xj710m_paris-en-velo-taxi_lifestyle
Le cyclotaxi à Lyon : http://www.roulonspourlavenir.com/emission_de_solution.php?id_vid=30

Le vélo ToutenCarton!

S’il est essentiel que les changements s’opèrent dans les hautes sphères décisionnelles en ce qui concerne la mobilité et l’écologie , l’inspiration est souvent insufflée par les citoyens eux-mêmes.
Une actualité qui donne un bel exemple: l’entrepreneur Izhar Gafni a conçu une bicyclette entièrement à partir de carton recyclé : durable et économique, légère et résistante mais surtout imperméable à l’eau ! Gafni avait réuni plusieurs ingénieurs autour du projet de construire ensemble une bicyclette de ce genre mais la réponse des experts était toujours la même : « c’est impossible ». C’est ainsi que fatigué par les refus, Gafni a décidé de la construire tout seul.
Défiant la plupart des avis sceptiques, soutenu et encouragé par sa femme, Gafni a commencé,  armé de patience et d’entêtement, à travailler sur son idée dans son garage, jusqu’à ce qu’il réalise le premier prototype innovant de Recycled Cardboard Bicycle », la bicyclette en carton recyclé.

Image source: RTBF

Article rédigé par Céline

 

La bicyclette durable en carton recyclé est née !

L’entrepreneur israélien Izhar Gafni a conçu une bicyclette entièrement à partir de carton recyclé: durable et économique, légère et résistante mais surtout imperméable à l’eau ! Gafni avait réuni plusieurs ingénieurs autour du projet de construire ensemble une bicyclette de ce genre mais la réponse des experts était toujours la même : « c’est impossible ». C’est ainsi que fatigué par les refus, Gafni a décidé de la construire tout seul.

Défiant la plupart des avis sceptiques, soutenu et encouragé par sa femme, Gafni a commencé, armé de patience et d’entêtement, à travailler sur son idée dans son garage, jusqu’à ce qu’il réalise le premier prototype innovant de "Recycled Cardboard Bicycle", la bicyclette en carton recyclé.

Recycled CardBoard Bicycle par Izhar Gafni - vélo bicyclette durable en carton recycléL’assemblage particulier entre les différentes parties en carton, perfectionné par Gafni lui-même et inspiré par les origamis japonais, a donné à l’ensemble de la structure stabilité, solidité et imperméabilité.

Hormis son aspect fonctionnel et son  design agréable, la bicyclette en carton peut supporter un poids maximal de 140 kilos.

Mais la chose la plus incroyable est son prix : le coût de production est de 9 à 12 dollars par vélo !
Pour ceux qui voudraient éventuellement ajouter une batterie et la transformer ainsi en bicyclette électrique, un système a été mis au point par Gafni, système permettant de démonter et remonter facilement. A partir de ce moment-là, la chose qui reviendrait le plus cher de tout le mode de transport serait la batterie.


« J’adore les bicyclettes » explique Gafni, « C’est lorsque je travaillais aux Etats-Unis que je me suis renseigné à propos d’une éventuelle bicyclette en carton.

Heureusement, j’ai découvert qu’il y en avait une réalisée à partir d’un concept pareil, mais fabriqué avec du bambou. Quand je me suis ensuite rendu auprès de certains ingénieurs en leur demandant de produire une bicyclette avec moi, ils m’ont renvoyé chez moi en me disant que c’était impossible.

« Un jour pourtant » continue l’entrepreneur, « je regardais un documentaire qui décrivait le processus d’assemblage d’un jumbo jet et l’un des ingénieurs expliquait que quand quelqu’un lui disait que ce qu’il était en train de faire était impossible, alors, à partir de ce moment-là, il savait qu’il était sur la bonne voie. Cette phrase m’a frappé e m’a convaincu de faire des expérimentations à partir de différents types de cartons, pour rendre mon prototype fiable et résistant. »


Dans cette incroyable vidéo, Gafni explique la naissance de son projet. En selle sur son prototype, il démontre comment la « bicyclette du futur » ou « la bicyclette la plus économique et écologique de la planète » (rebaptisée ainsi par les réseaux sociaux), est légère, bon marché et imperméable.

Il faut préciser l’idée d’une bicyclette en carton roule depuis quelques temps son bout de chemin et n’est pas une nouveauté absolue : en effet, en 2008, Phil Bridge, étudiant à l’Université de Sheffield Hallam, avait déjà présenté un vélo en carton, qui était le sujet d’étude de son mémoire. Cependant, sa bicyclette comprenait encore à l’époque des parties métalliques et pouvait seulement supporter un poids de 76 kg.

On peut dans tous les cas attribuer à Gafni le mérite d’avoir perfectionné l’idée de le bicyclette en carton, en la rendant prête à une production en série. Pour le moment, sa “Recycled CardBoard Bicycle” n’est pas encore sur le marché. Gafni étant encore à la recherche d’investisseurs.

Article traduit de l’italien par Céline, source: www.buonenotizie.it

Image source: www.erb.co.il
 

 

Les graines de la révolte

Le catalogue officiel des semences… C’était une protection pour les agriculteurs contre les marchands mal honnêtes. Et si le système se retournait aujourd’hui contre les paysans eux-mêmes ? Une menace pour la biodiversité au nom de la biopiraterie et des multinationales.

Ca se passe en France, en 2005. Devant le tribunal de grande instance de Nancy, la Société Graines Baumaux, un grand semencier, attaque l’association Kokopelli. La raison officielle : concurrence déloyale. Cette dernière distribue alors 1500 semences potagères issues de variétés anciennes, paysannes ou rares dans le but de faire vivre la biodiversité agricole… Une entrave à la loi européenne qui interdit la commercialisation de variétés non enregistrées dans le catalogue officiel des semences. Qu’à cela ne tienne, l’association –déjà poursuivie par l’Etat français pour non respect de la législation- décide à son tour d’accuser l’industrie semencière d’avoir organisé ce cadre réglementaire pour limiter le choix des agriculteurs aux semences hybrides, productives et formatées.

Deux ans plus tard, une première sentence tombe : 10.000 euros d’amende. Pas suffisant pour décourager l’association qui saisit le Cour de justice de l’Union européenne afin de vérifier la légalité de la réglementation sur la commercialisation des semences. En janvier 2012, victoire. L’avocate générale de la Cour donne raison à Kokopelli, estimant le droit européen responsable de la perte de biodiversité (évaluée aujourd’hui à près de 75 % par la FAO).

Malgré cet aveu supérieur, la Cour de grande instance, a, elle, estimé qu’aucune des directives incriminées ne pouvait être invalidée. Son argumentation : "il convient d’assurer une productivité agricole accrue. Les semences commercialisées dans le marché intérieur doivent fournir les garanties nécessaires pour une utilisation optimale des ressources agricoles. Il s’agit aussi de minimiser les risques d’utilisation de semences nuisibles". En somme : renforcer la productivité, toujours elles ! "La biodiversité peut donc être valablement sacrifiée sur l’autel de la productivité", répond Kokopelli.

L’histoire est française mais qu’en est-il chez nous ? Alors que quelques-uns tremblaient déjà, qu’on se rassure, les échanges entre particuliers ne sont pas visés par ces réglementations. Les problèmes peuvent par contre apparaître dès la commercialisation de semences. Pour être vendue, toute graine doit être inscrite dans le catalogue officiel. Certaines peuvent même être protégées par certificats d’obtention végétale. En Wallonie, le traitement au cas par cas est effectué, laissant la porte ouverte à l’entrée de variétés anciennes dans le catalogue.

Mais la réflexion va plus loin. La Commission européenne prépare en effet la réforme de la réglementation sur les semences et donc la question des brevets. Ceux-ci ne sont ni plus ni moins déposés par les géants industriels à partir des caractères agronomiques des plantes. Résultat : le marché européen des semences potagères est dans les mains de quelques firmes seulement dont un quart dans celles de Monsanto… "Cette dérive entraine une augmentation des prix pour les agriculteurs, une réduction du choix des consommateurs et un impact négatif sur l’agro-diversité", affirme la coalition "No patent on seeds" dans sa lettre ouverte envoyée à la Commission et au Parlement européens.

alt

Intéressé par le sujet ? La thématique sera au cœur du salon Valériane, du 31 août au 2 septembre à Namur:  www.valeriane.be

 

 

Les graines de la révolte

Kokopelli et le catalogue officiel des semences… C’était une protection pour les agriculteurs contre les marchands malhonnêtes. Et si le système se retournait aujourd’hui contre les paysans eux-mêmes ? Une menace pour la biodiversité au nom de la biopiraterie et des multinationales.

Ca se passe en France, en 2005. Devant le tribunal de grande instance de Nancy, la Société Graines Baumaux, un grand semencier, attaque l’association Kokopelli. La raison officielle : concurrence déloyale. Cette dernière distribue alors 1500 semences potagères issues de variétés anciennes, paysannes ou rares dans le but de faire vivre la biodiversité agricole… Une entrave à la loi européenne qui interdit la commercialisation de variétés non enregistrées dans le catalogue officiel des semences. Qu’à cela ne tienne, l’association –déjà poursuivie par l’Etat français pour non respect de la législation- décide à son tour d’accuser l’industrie semencière d’avoir organisé ce cadre réglementaire pour limiter le choix des agriculteurs aux semences hybrides, productives et formatées.

Deux ans plus tard, une première sentence tombe : 10.000 euros d’amende. Pas suffisant pour décourager l’association qui saisit le Cour de justice de l’Union européenne afin de vérifier la légalité de la réglementation sur la commercialisation des semences. En janvier 2012, victoire. L’avocate générale de la Cour donne raison à Kokopelli, estimant le droit européen responsable de la perte de biodiversité (évaluée aujourd’hui à près de 75 % par la FAO).

Malgré cet aveu supérieur, la Cour de grande instance, a, elle, estimé qu’aucune des directives incriminées ne pouvait être invalidée. Son argumentation : "il convient d’assurer une productivité agricole accrue. Les semences commercialisées dans le marché intérieur doivent fournir les garanties nécessaires pour une utilisation optimale des ressources agricoles. Il s’agit aussi de minimiser les risques d’utilisation de semences nuisibles". En somme : renforcer la productivité, toujours elles ! "La biodiversité peut donc être valablement sacrifiée sur l’autel de la productivité", répond Kokopelli.

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L’histoire est française mais qu’en est-il chez nous ? Alors que quelques-uns tremblaient déjà, qu’on se rassure, les échanges entre particuliers ne sont pas visés par ces réglementations. Les problèmes peuvent par contre apparaître dès la commercialisation de semences. Pour être vendue, toute graine doit être inscrite dans le catalogue officiel. Certaines peuvent même être protégées par certificats d’obtention végétale. En Wallonie, le traitement au cas par cas est effectué, laissant la porte ouverte à l’entrée de variétés anciennes dans le catalogue.

Mais la réflexion va plus loin. La Commission européenne prépare en effet la réforme de la réglementation sur les semences et donc la question des brevets. Ceux-ci ne sont ni plus ni moins déposés par les géants industriels à partir des caractères agronomiques des plantes. Résultat : le marché européen des semences potagères est dans les mains de quelques firmes seulement dont un quart dans celles de Monsanto… "Cette dérive entraine une augmentation des prix pour les agriculteurs, une réduction du choix des consommateurs et un impact négatif sur l’agro-diversité", affirme la coalition "No patent on seeds" dans sa lettre ouverte envoyée à la Commission et au Parlement européens.

Intéressé par le sujet ? La thématique sera au cœur du salon Valériane, du 31 août au 2 septembre à Namur:  www.valeriane.be

Article rédigé par Fanny

 

 

La Bolivie expulse Coca-Cola

Le 21 décembre 2012, un symbole de la "junk food" va tout simplement être exilé du territoire bolivien. La raison : préserver la santé et la culture.

Le 21 décembre 2012 a peut-être éveillé l’attention de certains… Oui, il s’agit bien de la date de la fin du monde annoncée par le calendrier Maya. Un hasard que le gouvernement bolivien ait choisi ce symbole pour expulser les géants Coca-Cola de son pays ? Non. "Il s’agit d’un geste fort pour affirmer le fin du capitalisme, de l’égoïsme et de la division. Nous voulons laisser place à une culture de la vie", a lancé hier David Choquehuanca, ministre bolivien des Affaires étrangères. Et d’ajouter, "cela fait plus de 26 ans que nous sommes aliénés à ce régime économique. Désormais, nous choisissons le communautarisme". A la place des boissons gazeuses archiconnues, viendra s’implanter le mocochinche, une alternative 100 % bolivienne à la pêche.

La Bolivie expulse Coca-Cola

Et parce qu’il faut bien avancer des raisons officielles, le gouvernement dit en substance : "le contenu du Coca-Cola est préjudiciable pour la santé. Il peut provoquer des attaques cardiaques, des cancers et des dommages cérébraux". Evo MoralesEt puis, l’amour du local demeure plus fort que tout chez les Andins. Depuis 14 ans, l’entreprise McDonald’s tente de s’implanter dans la région, tout en s’adaptant aux habitudes locales. Fin 2011, la société américaine a retiré ses huit enseignes du pays et avoue son échec : "le traditionalisme alimentaire du pays est trop implanté dans les mentalités de la population".

Comme Cuba avant elle, la Bolivie s’inscrit donc comme le deuxième pays d’Amérique latine à refuser l’influence des pays du nord du continent. En parallèle à cette décision, le gouvernement a aussi promis de légaliser la consommation de la feuille de coca. Sa vente représente aujourd’hui 2 % du PIB et 14 % des ventes agricoles globales.

Article rédigé par Fanny

 

Sursis pour les marronniers

Leur disparition avenue Louise aurait dû laisser un trou à hauteur de l’avenue Legrand… L’ombrage de 19 arbres fera encore le bonheur des usagers du tram mais pas pour longtemps. Leur abattage est prévu après le 16 août. Une preuve supplémentaire que "l’Olivier n’aime pas les arbres", affirment deux députées MR.

abattage illégal de marronniers avenue Louise LegrandDes platanes aux marronniers, elles luttent avec constance. Marion Lemesre et Jacqueline Rousseaux, deux députées MR, ont fait de la sauvegarde des arbres bruxellois l’un de leurs fers de lance. "Les massacres des grandes plantations d’alignement sont systématiques lors de chaque nouveau chantier initié par la STIB. Les racines sont incessamment tranchées à la disqueuse ou coupées à la bêche de terrassier", dénonce Marion Lemesre. Quelques années plus tard, les arbres ainsi atteints s’éteignent et chutent… provoquant parfois des accidents et des blessés, comme ce fut le cas au Parc Léopold en 2002. A deux, elles sont les auteurs de la résolution visant la protection du patrimoine arboré bruxellois déposée en 2007 et redéposée en 2009.

Leur nouveau sujet de discorde avec les ministres de l’Environnement, Evelyne Huytebroeck (Ecolo) et des Transports publics, Brigitte Grouwels (CD&V) : les 19 marronniers de l’avenue Louise situés à hauteur de l’avenue Legrand.

"Le 23 août 2010, un arbre est tombé au niveau de l’arrêt Legrand. Les dommages étaient importants sans pour autant compter de blessés. J’ai alors directement demandé une enquête auprès du bureau Arboriconseil, spécialisé en diagnostic", se rappelle Brigitte Grouwels. Résultat : alarmant. Quatre arbres présentent des racines pourries. Quant aux autres, leur temps de vie est limité. 17 arbres ont donc été signalés comme "à abattre" mais ce seront les 19 qui y passeront. "Un permis a alors été demandé afin de supprimer les 19 arbres et de procéder à une replantation mais celle-ci va à l’encontre de la logique verte. Les jeunes arbres ne pouvant pas se développer sur un boulevard entre deux grands arbres", souligne la ministre des Transports publics, tandis que sa collègue de l’Environnement "reste, comme d’habitude, particulièrement absente sur le sujet", ajoute Marion Lemesre. Car un plan Nature devrait imposer à la STIB de respecter des dispositions de protection des racines et des sols en bordure mais "celui-ci tarde", piétinent les députées.

Une ordonnance-cadre relative à la conservation de la nature prévoit cependant explicitement "l’interdiction de procéder à des travaux d’élagage d’arbres avec des outils motorisés et entre le 1er avril et le 15 août". En cause : la nidification. "Mon administration n’a pas demandé de permis dérogatoire pour pouvoir abattre durant la nidification. Elle a commis une erreur à cet égard. Par conséquent, j’ai ordonné la suspension des travaux jusqu’à la fin de la période de nidification qui tombe le 16 août", souligne Brigitte Grouwels. Un simple sursis donc, au grand dam de certains.

Article rédigé par Fanny

 
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