Dongtan serait la ville écologique de rêve, la première à avoir un bilan de dioxyde de carbone nul! Située sur l'île de Chongming, à l'embouchure du Yangzi Jiang au nord de Shanghai, avec ses implantations d’éoliennes, ses habitants circulant en navettes fluviales à énergie solaire, ses toits végétaux, sa production d’aliments biologiques et j’en passe, elle constituerait le paradis urbain sur terre! En 2050, cette pionnière de l’urbanisation durable accueillerait pas moins d’un demi million d’habitants !
L’Eco-city: la ville de rêve face à la réalité

Confrontée à des pénuries d'énergie et à des problèmes de pollutions constants, la Chine voyait en Dongtan un modèle expérimental d’éco-ville. De cette façon, les dernières innovations techniques et urbanistiques en matière de production d'énergie verte, d'isolation, ... auraient pû être appliquées. Néanmoins, ce défi énergétique et environnemental de taille n’aura pas résisté longtemps face à la réalité des coûts gigantesques à orchestrer.
Débutés en 2005, les travaux auraient permis à l'eco-city d’être présentée dans le cadre de l’Exposition Universelle de Shanghai cinq ans plus tard... Le projet jugé trop amibiteux, a été abandonné.
“En lieu et place de la fameuse cité verte, une réserve ornithologique s'étend toujours à l'extrémité orientale de l'île de Chongming, dans l'estuaire du fleuve Yangzi Jiang. Pas la moindre habitation à l'horizon, seulement un poste de contrôle où l'enregistrement est obligatoire avant d'accéder à la berge. Là, des roseaux ondulent doucement sur un mélange d'eau douce et d'eau salée. Le contraste est total avec le bruit et la foule de Shanghai. »[1]

Les projets d’Eco City ont rencontré beaucoup d’intérêt au quatre coins du monde, mais n’ont pû aboutir de par les coûts très élevés. Si chaque projet avait été mené à bien, l’effet global de ces nouvelles villes écologiques aurait quand même été minime ; la plus grande partie de l’humanité habite dans des villes déjà construites.
L’exemple de Dongtan illustre bien le défi que rencontrent aujourd’hui nos villes, grossissant à vue d’œil et dont le train de vie s’essouffle : nos structures sociales ayant trop longtemps été tournées vers la consommation irresponsable. Les enjeux actuels sont de taille : pour répondre aux émissions et à la consommation d’énergie toujours plus marquées et afin de réduire l’impact qu’elles ont sur l’environnement, il est temps que nos métropoles se refassent une beauté.
Le changement venu de l’intérieur: les villes en transition
« Le mouvement de Transition est né en Grande-Bretagne en septembre 2006 dans la petite ville de Totnes. L'enseignant en permaculture Rob Hopkins avait créé le modèle de Transition avec ses étudiants dans la ville de Kinsale en Irlande un an auparavant. Il y a aujourd'hui des centaines d'Initiatives de Transition dans une vingtaine de pays réunis dans le réseau de Transition (Transition Network).
La Transition en question est le passage « de la dépendance au pétrole à la résilience locale ». Les populations locales sont invitées à créer un avenir meilleur et moins vulnérable devant les crises écologiques, énergétiques et économiques qui menacent en agissant dès maintenant pour :
- réduire la consommation d'énergie fossile ;
- reconstruire une économie locale vigoureuse et soutenable et retrouver un bon degré de résilience par la relocalisation de ce qui peut l'être ;
- acquérir les qualifications qui deviendront nécessaires. »[2]
Les objectifs de durabilité que les villes tentent de rejoindre mobilisent chaque échelon de l’organisation sociale, devenant lui-même un acteur du changement : que ce soit en faisant appel aux experts avec les technologies les plus pointues du moment ou en changeant la réglementation dans le bâtiment pour instaurer une efficacité énergétique à atteindre avec une meilleure isolation thermique,… peu à peu, les esprits seront préparés à faire de la ville d’hier, un endroit plus adapté aux exigences de demain.
« Les centres urbains reflètent l’expression de notre volonté collective, un mélange puissant de choix économiques et environnementaux, de visions privées et de rêves publics. Augmenter leur possibilité de produire des énergies vertes, des transports respectueux de l’environnement,… sera la stratégie clé pour assurer le meilleur futur à l’humanité. » [3]
La transition à la belge
La Belgique ne manque pas à l’appel quand il s’agit de parler d’initiatives dans le secteur environnemental. Elle aussi rejoint le réseau mondial des initiatives de transition ! Plus d'informations sur les villes en transition Belgique.

Il s'agit de la maison personelle de l'architecte visionnaire bruxellois Luc Schuiten. Dans son travail, ce dernier tient à nous rappeler le lien fort et étroit que l'Homme entretient avec son environnement naturel, lien que nous avons trop souvent tendance à minimiser dans nos bulles urbaines. Il y a trois ans, l'architecte poète exposait sa Vegetal City aux Musées Royaux d'Art et d'Histoire de Bruxelles, dessinée à partir du concept d'archiborescence.

"Conçue au moment du premier choc pétrolier en 1976, cette première maison écologique de Belgique fut réalisée pour prouver qu'il est possible de fonctionner sous notre latitude en autonomie complète. Bien que ce but n’ai jamais vraiment été atteint, les différentes techniques mises en place pour obtenir une véritable indépendance énergétique constituaient à elles seules un intérêt suffisant. Elle fut réalisée en auto-construction avec l'aide des membres de l'a.s.b.l. Orejona et ce pour un coût très modeste." (http://www.archiborescence.net/archiborescence/orejona.htm). Pour plus d'informations sur Luc Schuiten et sa Vegetal City, visitez le site http://www.archiborescence.net/




Un spectacle donné dans les écoles : un appel aux générations futures ?













